La carte sismique Avec l'annonce le 21 novembre par le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable du plan Séisme, annonce reprise par différents media, certains s'interrogent sur l'évolution de la carte sismique française à utiliser avec les normes PS 92 ou, à l'avenir, EN 1998. Les informations données par le MEDD sur le Plan Séisme sont consultables sur son site Internet. Elles comprennent une carte de l'aléa sismique, résultant d'études récentes et représentant les accélérations au sol correspondant à une période de retour de 475 ans (voir la carte de l'aléa sismique). En cas de difficulté avec le lien ci-dessus vers le site du MEDD, nous reproduisons la carte ci-dessous. 


Cette carte peut donner l'impression, lorsqu'on la compare avec la carte en usage pour les bâtiments à risque normal, que l'ensemble du territoire métropolitain est devenu sismique. Faudra-t-il calculer toutes les constructions au séisme ? S'il est probable que le nombre de départements concernés par le calcul au séisme augmentera (un doublement du nombre de communes concernées a été évoqué), il est aujourd'hui trop tôt pour faire un constat précis. Tout d'abord, la carte de l'aléa sismique n'est pas une carte d' accélérations de calcul. L'administration doit donc établir une telle carte, compte tenu des classes de risque des ouvrages (A, B, C, D) et des dispositions de l'EN 1998 et de son Annexe Nationale (celle-ci étant tout juste finalisée, et devant avant homologation et publication être soumise à l'enquête publique). Ensuite cette carte devra être rendue applicable par décret, lequel précisera aussi les règles de calcul à utiliser (PS92, EN 1998), une période de recouvrement entre anciennes et nouvelles règles, etc. Dans le même temps, le Plan Séisme comporte clairement la volonté de faire appliquer la réglementation parasismique, mais aussi de mettre en oeuvre des dispositions limitant la complexité des justifications pour les bâtiments les plus courants : De telles justifications simplifiées existent d'ailleurs déjà pour les maisons individuelles, d'autres sont déjà explicites dans l'EN 1998 pour les zones de très faible sismicité (en gros la zone la plus claire de la carte de l'aléa). En ce qui concerne les charpentes métalliques, qui ont, rappelons le, d'excellentes performances parasismiques, le CTICM est très attentif aux conditions d'entrée en vigueur de l'EN 1998. Nous participons activement à la Commission de Normalisation PS, où siègent également les représentants de l'administration. Nous ne manquerons donc pas de faire valoir en tant que de besoin les impératifs auxquels est soumise la profession en termes de complexité et de coût des études, et nous travaillons à la prise en compte de méthodes simplifiées (telles la règle des PS92 concernant les bâtiments courants dans les zones d'accélération inférieure à 0,20 g). Dans le même temps nous préparons des guides (guide à paraître à l'AFPS sur les dispositions constructives, guide de calcul des bâtiments courants avec le CSTB dans le cadre du plan Europe.). Nous ne manquerons pas de tenir les professionnels de la construction métallique informés des évolutions futures. |