Après avoir défini l'arrachement lamellaire, on positionne sur quelques schémas les zones d'apparition des fissures. On indique pour finir la gamme d'épaisseur susceptible d'être concernées.
 
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Arrachement lamellaire

Traite des phénomènes de rupture d'arrachement lamellaire. Après une caractérisation de ces ruptures, sont examinés les facteurs influents (retrait de soudage et inclusions),le processus de propagation et les mesures de prévention. Revue CM-1-1975.

Arrachement lamellaire : Généralités

Après avoir défini l'arrachement lamellaire, on positionne sur quelques schémas les zones d'apparition des fissures. On indique pour finir la gamme d'épaisseur susceptible d'être concernées.

1 - Définition

1,1 - L'arrachement lamellaire est une décohésion  qui affecte tôles et partie de produits laminés assemblés par des cordons d'angles et soumises à des efforts dans le sens de l 'épaisseur ; une expression imagée dit que l'on tire « sur la peau d'une pièce ».

1,2 - D'après le rapport de l'enquête lancée sur ce sujet par l'Institut International de la Soudure (réf.2), la plupart des fissures se produisent  de la manière indiquée sur les figures 1 et 2.

 

Fig 1 - Joint en T avec soudures d'angle complètement pénétrées ou non

 

 

 

Fig. 2 - Joint avec soudure d'angle extérieur

 

2 - Caractéristiques des ruptures d'arrachement lamellaire

 

2,1 - Les ruptures d'arrachement lamellaire se caractérisent par leur aspect en gradins « avec des plages horizontales plus longues que les verticales » (réf 1) :

Fig 3

 

2,2 - Elles ne doivent pas être confondues avec les ruptures de fissuration à froid ( fissuration sous cordon ) dans la zone affectée thermiquement ; elles se situent d'ailleurs, en général, en dessous de cette zone (réf 3 ).

 

 

2,3 - Selon la référence 2, la plupart des avaries se sont produites pour des tôles d'épaisseur de 20 à 50 mm et, dans la majorité des cas, concernent des aciers calmés tant à grains fins qu'ordinaire. D'après la référence 4, ce type de défaut apparaîtra surtout pour des cordons d'angles de plus 10mm de gorge et des pièces d'épaisseur supérieure à 12mm. Néanmoins, on a signalé des ruptures dans des pièces d'épaisseur moindre.

 

2,4 - La majorité de ces fissures est décelable dès après le soudage, souvent par simple contrôle visuel (réf 2).

 

 


Réf 1 : Etude des propriétés des tôles d'acier  dans le sens de l'épaisseur en relation avec leur soudabilité, par Vrbensky, Doc. IIS/IIW 356-70, soudage et techniques connexes 5/6 - 1971.

 

Réf 2 : Rapport d'enquête sur les avarices d'éléments de construction sollicités dans le sens de l'épaisseur des tôles, Doc. IIS / IIW 434-76

Réf 3 : Guide pour le soudage et la soudabilité des aciers au C-Mn et des aciers C-Mn microalliés ; Doc.IIS / IIW 382-71.

Réf 4 : De la maîtrise par le soudeur des phénomènes liés à la présence d'inclusions dans les tôles d'acier, par R. Bar, revue de la soudure, n°2-1971.


Auteur(s) : A. POUSSET
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