1,2 - D'après le rapport de l'enquête lancée sur ce sujet par l'Institut International de la Soudure (réf.2), la plupart des fissures se produisent de la manière indiquée sur les figures 1 et 2.


Fig 1 - Joint en T avec soudures d'angle complètement pénétrées ou non

Fig. 2 - Joint avec soudure d'angle extérieur
2 - Caractéristiques des ruptures d'arrachement lamellaire
2,1 - Les ruptures d'arrachement lamellaire se caractérisent par leur aspect en gradins « avec des plages horizontales plus longues que les verticales » (réf 1) :

Fig 3
2,2 - Elles ne doivent pas être confondues avec les ruptures de fissuration à froid ( fissuration sous cordon ) dans la zone affectée thermiquement ; elles se situent d'ailleurs, en général, en dessous de cette zone (réf 3 ).
2,3 - Selon la référence 2, la plupart des avaries se sont produites pour des tôles d'épaisseur de 20 à 50 mm et, dans la majorité des cas, concernent des aciers calmés tant à grains fins qu'ordinaire. D'après la référence 4, ce type de défaut apparaîtra surtout pour des cordons d'angles de plus 10mm de gorge et des pièces d'épaisseur supérieure à 12mm. Néanmoins, on a signalé des ruptures dans des pièces d'épaisseur moindre.
2,4 - La majorité de ces fissures est décelable dès après le soudage, souvent par simple contrôle visuel (réf 2).
Réf 1 : Etude des propriétés des tôles d'acier dans le sens de l'épaisseur en relation avec leur soudabilité, par Vrbensky, Doc. IIS/IIW 356-70, soudage et techniques connexes 5/6 - 1971.
Réf 2 : Rapport d'enquête sur les avarices d'éléments de construction sollicités dans le sens de l'épaisseur des tôles, Doc. IIS / IIW 434-76